Lucie Vérot

Lucie Vérot

Actualités

  • 12 septembre 2020 : reprise de Prouve-le, mis en scène par Maïanne Barthès au Théâtre des Célestins à Lyon (Prix Célest’1, sélection Grand Format).
  • 31 Mai 2021 : L’Opéra vert, composé par Emmanuel Bex, Saint-Denis Jazz, Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis.
  • 2021 : L’Embarquée (spectacle en mer), texte commandé par la comédienne Irène Le Goué, compagnies Le Cri du lombric – Compagnie Tras. Résidence d’écriture Arts de la rue au Pôle (la Seyne-sur-Mer) au mois de juillet 2020.

Biographie

Lucie Vérot est diplômée de l’ENSATT, formation Écrivain.e dramaturge, depuis 2017.

Sa pièce Mangrove est parue en 2019 aux Éditions Espaces 34. Deux de ses textes ont été créés à la Comédie de Valence : Le Gène de l’orchidée, mis en scène en 2014 par Luc Chareyron, et Prouve-le, mis en scène en 2016 par Maïanne Barthès, qui a également créé son texte Antigone faille zero day en 2017.

Elle fait partie de la compagnie Le Cri du lombric depuis son premier spectacle : Ceux qui naissaient (2016) et a travaillé à Kourou (Guyane) en tant que dramaturge avec le Théâtre de l’Entonnoir en 2017.

Elle collabore avec le Saint-Denis Jazz pour l’écriture du livret de L’Opéra vert, composé par Emmanuel Bex. Elle écrit pour la scène et pour l’espace public avec la compagnie Théâtre Octobre et la compagnie Tras.

 

Découvrez le texte programmé dans la Saison #4 :
Fins de service

Résumé

La pièce se passe en Guyane le temps d’une toilette mortuaire.

Deux séquences alternent. La première est celle d’une toilette mortuaire dans un hôpital effectuée par Malaï et Pierrot, thanatopractrice et thanatopracteur en formation. Malaï est guyanaise tandis que Pierrot est métropolitain. Ils préparent une très jeune défunte : Tess.

L’autre séquence a lieu quelques temps auparavant, au Bar des Sports où Tess travaille pour payer ses études. Elle sert des hommes de la Légion étrangère et des métropolitains, notamment des gendarmes et des ingénieurs du Centre spatial voisin. Un soir en fin de service, elle fait la connaissance de Pierrot, qui vient d’arriver en Guyane.

 

Extrait

MALAÏ – Donc, tant que le boss ne revient pas, tu travailles avec moi.

PIERROT – Ça me va.

MALAÏ – Ça ne veut pas dire que c’est la récré.

PIERROT – Bien sûr que non. Pourquoi tu dis ça ? Je travaille bien.

MALAÏ – Je sais.

PIERROT – J’ai encore des choses à apprendre, bien sûr, je suis là pour ça. Mais je le veux, mon diplôme.

MALAÏ – Tu l’auras. Tu es à bonne école avec moi.

PIERROT – Bien meilleure qu’avec le boss.

MALAÏ, lisant une fiche près du corps sous le drap. – On fait la préparation de base, rien de plus.

PIERROT – OK.

Chacun enfile une paire de gants de plastique à usage unique.

PIERROT – T’as passé un bon weekend ?

MALAÏ – Ça va.

PIERROT – Moi j’ai rien fait du tout.

MALAÏ – Ah oui, tu ne fais pas des excursions ? Tu ne visites pas ?

PIERROT – Au début je visitais, mais tu sais, tout seul. J’ai le temps de toute façon, je repars pas.

MALAÏ – Tu repars pas tout de suite.

PIERROT – Peut-être que je repars pas du tout. Ça me plaît vraiment, ici. Et je sais déjà que si je réussis mon stage, j’ai le poste.

MALAÏ – Tu réussiras. Tu resteras peut-être travailler un an ici. Et ensuite, tu repartiras.

Crédit photo : Fleur Even