Héloïse Desrivières

Héloïse Desrivières

Actualités

  • Artiste associée à la Cie ULAL DTO/Xavier Lot : résidences au Relais Régional de Flers, Abbaye de St-Riquier, CLEA dans le Cœur d’Ostrevent
  • Écriture et assistanat à la mise en scène de Monte-Cristo, Cie La Volige / Nicolas Bonneau et Fanny Chériaux : résidences au Théâtre d’Angoulême, Scène Nationale, au Moulin du Roc – Scène nationale de Niort, à la La Maison du Conte et Le Théâtre – Chevilly-Larue, au Théâtre – scène conventionnée d’Auxerre.

Biographie

Héloïse est écrivaine. Après une classe préparatoire au Lycée Henri IV, elle se spécialise en master de Littérature Comparée à l’Université Sorbonne Nouvelle. Elle explore les phénomènes de digestion et d’appropriation des fictions littéraires par les lecteur.rice.s. Elle intégre en 2017 le département d’écriture dramatique de l’ENSATT. Elle écrit notamment Arthur et Bérénice sont insomniaques (lu à Cotonou en août 2018) et Le Guide Rouge et la Tendresse du Gibier (lu à Lyon en mai 2018). Elle défend par ailleurs un double geste littéraire en traduisant depuis l’espagnol et le portugais.

Héloïse approche l’écriture par l’assistanat à la mise en scène avec François Rancillac (Ma mère qui chantait sur un phare de Gilles Granouillet), Adel Hakim (Ore de Gabriel Calderon), Gabriel Calderón (Ouz), Magali Léris (Enfermées de Rona Munro) et Joël Pommerat (Une année sans été de Catherine Anne).

En parallèle, elle co-fonde le collectif Goudu Théâtre, au sein duquel elle conçoit un laboratoire théâtral d’exloration du cannibalisme culturel. Elle monte ensuite Face de cuillère de Lee Hall en 2014. Parrainé par le service culturel de Paris III, Héloïse met en scène Brasserie de Koffi Kwahulé. Le spectacle gagne le concours national du théâtre étudiant. Héloïse est repérée par le FITAO (Festival International du Théâtre de l’Afrique de l’Ouest, Ziguinchor, Sénégal.) qui lui propose d’être artiste associée pour la saison 2016.

Comme dramaturge, elle collabore avec des chorégraphes et danseurs (Max Diakok, Xavier Lot), des plasticien.ne.s (Emmanuel Giraud, Lise Poulette). À l’ENSATT, elle participe à l’écriture du spectacle Coupe Royale de la Cie Marius, (Nuits de Fourvière 2019) et du cabaret Le château de la cervelle avec la Cie Zerep. Héloïse s’investit dans la Cie La Volige. Avec Nicolas Bonneau et Fanny Chériaux, elle co-écrit Monte Cristo en 12’30 (joué au CDN de Thionville en 2019) et travaille actuellement à Monte-Cristo, librement adapté de Dumas.

 

Découvrez le texte programmé dans la Saison #4 : Déesses

Résumé

Déesses est l’histoire d’Astrid, jeune youtubeuse qui se raccroche à la beauté pour survivre. Elle est en plein wrap : masque corporel aux algues recouvert de film plastique Au milieu de ce rituel de salle de bain, elle se livre à ses fleurs, ses abonnées, en plongeant dans sa propre intimité. Derrière le maquillage et l’apparence, Astrid fait face à la crudité de son quotidien de jeune mère tout en affrontant le deuil de son compagnon. Elle nous offre l’histoire concrète, triviale et démystifiée de son corps en post-partum et tout ce qui est habituellement retenu finit par jaillir des carcans qu’elle s’impose pour survivre. Avec humour et férocité, elle confie les stratégies qu’elle a mises en œuvre pour se réapproprier son corps et voir son désir renaître. Pour l’aider, les femmes de son entourage ont des conseils ou des cadeaux plus ou moins inattendus : sa sœur esthéticienne lui apprend la cosmétique, sa mère l’initie à la magie, sa cousine l’aide à interpréter un rêve dans lequel elle parle une langue inconnue et sa tante lui offre une crème à l’abricot, spéciale muqueuse, pour se masser le périnée. Mais sur le couvercle du flacon, il y a marqué Déesse. Petit à petit, elle apprivoise son corps transformé et sa nouvelle réalité pour renaître d’elle-même. Sa salle de bain devient l’espace du sacré, temple d’un sublime insoupçonné. C’est le début de l’acceptation de sa propre monstruosité et de la renaissance à soi-même pour avancer en puissance vers les prochains défis.

 

Extrait

Salut les fleurs, 

Ne faites pas cette tête
ceci n’est que moi,
avec un wrap. 

Alors je sais
l’image est impressionnante
surtout les augmentations sur le visage
mais
on ne s’inquiète pas
ça ne fait pas mal du tout.
Enfin, un peu quand même,
mais
ça fait beaucoup moins mal qu’une épilation à la cire.
Alors les fleurs :
on relaxe.
Vous êtes fortes.
Vous êtes courageuses.
Tout va bien se passer.

Allez, vous êtes prêtes ? 

C’est parti pour une nouvelle
night routine.
Et pour ça,
on commence par une petite méditation

Avant
AVANT de disparaître
AVANT DE DISPARAÎTRE totalement du monde
la beauté existera ENCORE